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Mélidune

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21 avril 2021

Tension(s).

Ce matin, je suis tendu.

 

Je n'ai pas réussi à me lever. J'étais réveillé, j'ai entendu les réveils, Clélia se lever et partir au travail, moi, je n'ai pas réussi à bouger mon gros corps du lit avant 9h15.

 

Tensions dans le cou. Dans le dos. Mal au crâne, un peu. De mauvais poil.

Parce que je me suis endormi tendu, tracassé, agacé, même. Je pensais même que j'arriverai pas à m'edormir hier soir, mais ça n'a finalement pas été le cas.

Mais la tension accumulée au moment de l'endormissement a dû me taper sur le corps et la tête toute la nuit. Et déjà, je n'aime pas cette journée.

 

Je suis tendu. Parce que depuis une semaine que Laura a "miraculeusement" et très épisodiquement ressuirgi dans ma vie pour me demander un service (sans que personne ne semble lui avoir quand même dit que c'était un peu abusif dans la démarche, hein...), elle est soudain devenue incontournable sur les réseaux sociaux...

Voilà un an maintenant que j'ai appliqué son conseil de la considérer comme morte. J'ai supprimé toutes les photos d'elle de mes réseaux, l'ntégralité de ses profils privés et cosplay de tous ses réseaux ont été bloqués par mes soins, et moins par méchanceté qu'à cause la douleur que me procure la confrontation à l'image de son visage.

Et ça fonctionnait bien. Elle n'a jamais été très branchée réseaux sociaux, et un peu lazy et très irrégulières concernant ces derniers.

Mais va savoir pourquoi, elle semble être devenue une sorte d'influenceuse quelconque, voilà une semaine que je suis taggé régulièrement (plusieurs fois par jour !) dans des pages cosplay de partage pour des concours, et des partages en masse de ses photos dans les stories de certains de mes contacts. Bref, son image, que je tâche de ne pas m'imposer pour me prémunir, m'explose quotidiennement à la gueule sans que je le veuille. Et je ne le veux pas. Mais on ne peut pas le contrer, je n'ai aucune prise là-dessus...

 

Et ça me tend. Ca m'enrage. Ca me fatigue.

 

Ca passera, mais fallait que je le dise, que je l'écrive.

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19 novembre 2020

J'veux danser.

J'veux danser. J'ai la même musique en boucle depuis ce matin. Je suis dans ma bulle et rien ne peut m'atteindre, aujourd'hui. Oh, ce n'est pas tous les jours le cas. J'ai la sensibilité particulièrement à fleur de peau, le coeur particulièrement écorché en ce moment, essentiellement parce que je ne peux pas m'empêcher de gratter les croûtes. Aujourd'hui, je m'en fous. Je veux danser. Seule dans ma tête, sur cette même musique en boucle, que j'écoute encore en écrivant ici. Et puis en vrai, avec tous ces gens que j'aime, vous, sur nos morceaux préférés, sur ces morceaux de nous. Avec vous... "Ensemble", un mot qui me met connement les larmes aux yeux, j'veux être avec vous, avec toi, avec elle, avec lui, avec eux... Un resto en tête à tête, une balade, un repas chez l'un, une grosse soirée sans contrainte, planter mes yeux dans le regard de quelqu'un que j'aime, parler avec quelqu'un qui me fait VIBRER, avec de l'alcool à partager, et puis de la musique, fort, et puis rire, et puis pleurer, avoir le coeur qui bat plus fort, me sentir vivante, éphémère, ouvrir une parenthèse dans la grande, pour ne pas laisser le monde gagner.

30 avril 2020

Ascenseur émotionnel...

Finalement, je lui ai envoyé, ce foutu message d'anniversaire. En tâchant d'être aussi détaché que possible, sans être trop "émotionnel" vis-à-vis de ce que j'aurais vraiment envie de lui dire.

Cependant, je n'ai pu m'empêcher d'être un peu "personnel"...

"Hello !

Faute d'un bouquet de pivoines en ces temps singuliers, je tenais malgré tout à te souhaiter un bel anniversaire.

J'espère que tu vas bien, et que la situation s'améliore autant que faire se peut au CHU. Très bon courage une fois encore.

Je te souhaite tous mes voeux pour ce 26ème anniversaire et cette nouvelle année qui commence.

Je t'embrasse."

 

Une fois de plus (c'était le 3ème message que je lui envoyais depuis la dernière fois que nous nous sommes vus en juillet 2019, mais j'y reviendrai), je n'attendais honnêtement aucune réponse, je n'étais dans l'attente d'aucune réaction particulière, et si réponse il y avait, je ne m'attendais pas à grand chose d'autre qu'un vague rémerciement plutôt froid comme elle avait pu le faire auparavant.

 

Mais sa réponse m'a prise au dépourvu :

"Salut,

Merci pour ton message.

Toutefois je ne saisi pas très bien. Tu m'as demandé de disparaître de ta vie, ce que j'ai fais à grand peine. Et alors que c'est toujours extrêmement compliqué pour moi de faire un trait définitif sur cette amitié et que j'essaie pourtant tant bien que mal de m'y tenir, tu m'envoies de temps en temps des messages de pensées sympathiques comme si rien ne s'était passé.

Quel est le but ? Que cherches-tu ?

Sache qu'en faisant ça tu remues le couteau dans une plaie qui a déjà bien du mal à cicatriser."

 

Stupeur et surprise, me concernant...

Et la suite n'a pas arrangé mon état d'esprit.

Je lui ai repondu ceci :

"Ne vois strictement aucune animosité dans mes propos, ce n'est aucunement le cas, mais je peux soit te répondre complètement, soit simplement te promettre que ça ne se reproduira plus à l'avenir si tu me le demandes simplement, au quel cas que je ne t'imposerai aucune réponse, ne souhaitant t'infliger aucune douleur de plus...

Je le respecterai.

Prends soin de toi."

 

Sa réponse :

"Maintenant qu'on en est là j'aimerais autant savoir."

 

Re-stupeur, et re-surprise.

 

Je lui ai donc répondu que je lui répondrai par mail le lendemain matin (mercredi matin, donc), étant plus à l'aise par mail pour me relire que par SMS.

 

Voici quel fut ce mail :

"Bonjour Laura.

 Comme promis, voici une réponse un peu plus complète concernant ta question d’hier. Je me sens plus à l’aise par mail que par SMS.

Tu me demandes ce que je cherche, quel est le but au fait que je t’envoie des « pensées sympathiques » de temps en temps. La réponse est très simple : rien, et aucun. Le fait est que pour chacun des messages que j’ai pu t’envoyer depuis juillet dernier (3, ou peut-être 4, si je ne m’abuse ?...), je n’attendais aucune réaction, aucune réponse, aucun retour de ta part, l’intention n’a jamais été de te solliciter. Il me semble d’ailleurs même l’avoir numériquement écrit noir sur blanc sur l’un de ces messages, et peut-être n’y as-tu simplement pas cru ou porté attention, ça n’en reste pas moins vrai.

Le premier de ces messages, je dois l’avouer, est un aveu de grande faiblesse de ma part. Je te l’ai envoyé car un soir solitaire, déprimé, je pensais à toi, je buvais, et le mood s’est vite transformé de façon négative. My bad. C’était une erreur. Et pourtant, même là, je n’attendais rien, j’avais juste besoin de te dire que je pensais à toi, et c’était évidemment une erreur. De plus. Encore.

Les message au début de la crise sanitaire était une réaction viscérale à ce qui se passait, avec mes pensées qui, dès le premier jour, se sont tournées vers celles et ceux de mes connaissances qui allaient se retrouver dans une merde plus noire encore qu’ils n’y étaient déjà, connaissance dont tu fais partie. Et même si chacun des mots de mon message était sincère, ça ne t’était pas exclusivement adressé : ma mère, mes oncles et tantes, quelques amis parisiens, clermontois, toulousains et lyonnais, et même Clément, d’ailleurs, ont eu leur message de soutien, des pensées qui ne changeaient sans doute rien du tout au problème, mais sincères. Et là non plus au final, et vue la situation hospitalière et ce qu’on me rapportait de ton activité

Et enfin ce dernier message, hier, pour ton anniversaire. Je ne te cache pas que je me suis longuement tâté à te l’envoyer, et si je faisais, à comment je formulerais les choses. Mais j’ai décidé d’être honnête envers moi-même : pour bien différentes raisons (dont je t’épargnerai l’énumérations et les explications), je tenais à te le souhaiter. Là encore, je n’attendais pas de réponse, pas de réaction, pas même un « merci ». Tu es en droit de le croire ou non, libre à toi, je ne fais néanmoins que te livrer les choses telles que je les ai ressenties et réfléchies sur le moment.

Je ne sais pas si ces explications te conviendront. J’en doute, car je pense que nous en sommes rendus toi et moi à un tel niveau de douleur nous concernant que rien ne pourrait nous apaiser. C’est ce que je perçois de tes mots (je n’affirme rien, en outre, je ne fais qu’extrapoler), et ce que je ressens plus personnellement.

Je te ferai grâce de tout ce que j’aurais à te dire, ça n’aiderait de toute évidence pas. Malgré tout, et là aussi tu pourras en faire ce que tu veux, mais la DERNIERE CHOSE que je veux, c‘est te faire davantage de mal, j’en ai bien assez fait, et la simple idée de remuer et/ou provoquer la moindre douleur chez toi me rend malade. Aussi, je stopperai à l’avenir tout message et/ou toute manifestation impérieuse et non-sollicitée de mes pensées envers toi.

Je te souhaite le meilleur, Laura. Ca, ça n’a jamais changé, et ne changera jamais, comme bien d'autres choses."

 

Je dois préciser ici-même qu'en écrivant ce message, je PENSAIS ce que j'écrivais. Mais après sa réponse, et beaucoup de réflexion autour de mon propre comme de sa réponse, je pose la très sincère question de si VRAIMENT c'est ce que je pensais ou si j'ai répondu ce que J'ESPERAIS qu'elle attende comme réponse, et ça constituait vraiment une réponse HONNETE. J'y reviendrai plus tard.

 

Sa réponse, qui une fois de plus m'a plongé dans un torrent de questionnements et de surprise :

"Bien.

Alors oui. Arrête ces messages. A chaque fois que j'en reçois un, ça me torture. J'y pense pendant des jours et pour autant je ne peux RIEN en faire.
Ça fait un an que je pense a toi plusieurs fois par semaines, comme c'était bien d'avoir un meilleur ami, un grand frère sur qui compter, quelqu'un qui nous écoute, quelqu'un qui ne nous juge pas. Comme c'était bien d'avoir quelqu'un qui nous encourage, qui nous soutient, qui nous pousse à nous dépasser. Comme c'était bien de s'en battre les couilles des apparences, venir en pyjama avec les yeux d'un lapin qui a la myxomatose, trop manger et s'endormir devant l'OWL.
Comme ca m'a manqué de ne pas t'envoyer mes progrès de pôle, j'en ai fais tellement ! De ne pas venir te chercher en voiture pour t'emmener rouler après mon permis. De te présenter vraiment Stéphane qui me rend si heureuse. Comme je suis infiniment déçue de ne pas t'avoir vu heureux le jour de votre de votre mariage. Ce regard plein d'amour et d'espoir que tu lance à Clélia sur ta photo de profil. Comme j'aurai aimé être là. Pouvoir vous souhaiter si sincèrement tout le bonheur du monde. Comme c'est ce que j'ai toujours voulu pour Clélia et pour toi...
Voilà les sentiments qui s'agitent en moi plusieurs fois par semaine. Depuis des mois. Depuis l'année dernière en fait.
J'ai si souvent eu envie de t'envoyer un message...
Et pourtant je respecte Clélia, qui recommence enfin a me faire un peu confiance. Je te respecte toi, et je respecte ta décision. Je la déteste cette décision, je la hais, mais je respecte ton choix, je ne peux rien faire de plus. Je disparaît de ta vie, comme tu me l'as expressément et cordialement demandé.
Alors arrête. Arrête de continuer à jouer avec mes sentiments. De me rappeler à quel point notre amitié qui était si doice est devenue si inaccessible. Arrête de me rappeler tous les 3 mois que tu n'es pas loin, que tu as une pensée pour moi.
C'est trop dur. Ça me fait trop de mal. Ça m'a brisé. Ça m'a changé. Je ne fais plus confiance, je n'ai plus le goût à sortir, ou pas longtemps, je suis distante avec les gens... je ne veux pas qu'on se méprenne a nouveau sur mon comportement. Tous les jours je vois les impacts sur ma vie. Je suis bien moins insouciante. Je suis bien plus méfiante et en colère. Tu sais ce passage dans les films ou la jeune fille naïve se rend compte que le monde c'est pas vraiment les bisounours, que les gens ne sont pas tous gentils, et bienveillants et qu'elle se retrouve propulsée dans un monde froid, égoïste et calculateur ? Et bien j'ai l'impression que tu m'as aidé à ouvrir les yeux, non ce ne sont pas que quelques personnes qui sont comme ça. La plupart des gens sont égoïstes et calculateurs. Et moi aussi maintenant, je reste gentille (j'espère) mais moins bienveillante, moins spontanée, moins compréhensive, moins serviable, moins patiente.

Et je déteste ça. Je déteste ce que j'étais quand je me rends compte des messages que j'émetais. Mais je déteste encore plus ce que je suis devenue.
Y a eu une fracture Flo. Y a eu une période de ma vie ou je me sentais insouciante, entourée de plein de merveilleux amis et puis du jour au lendemain je me suis sentie seule et coupable. Je suis tellement triste. Et j'arrive a peu près a vivre avec tout ça, c'est toujours là, mais dans un coin de ma tête. Mais à chaque message que tu m'envoie, tout refait surface, tout se remet à tourbillonner en première plan dans mon esprit. Je repense à tout ça. A ce que j'aurai pu faire pour éviter ça. Mais c'est trop tard. C'est définitivement trop tard. Alors arrête de te rappeler à moi. Arrête de me faire de faux espoirs. Arrête de t'en faire aussi. Ait des pensées pour moi comme on a des pensées pour quelqu'un qui n'est plus, des souvenirs morts, sans aucune chance de les revivre jamais.
Laisse moi disparaitre de ta vie comme tu m'as demandé de le faire, et disparaît de la mienne.
Laisse moi faire mon deuil de ce qui a été et laisse moi passer a autre chose. L'ancienne Laura n'est plus. Et de toute manière tu n'aimerai définitivement pas la nouvelle. Alors oublie moi.
 
Je crois que je te souhaite le meilleur, Flo. En tout cas une partie de moi te le souhaite. L'autre partie a vrai dire te déteste. Car si bien des choses n'ont pas changé, moi si. Et pas en bien.
 
Laura.
(Bien entendu cela ne concerne que toi et moi. Et personne d'autre. Merci.)"
Mon ultime message en réponse :
"Cela ne concerne que toi et moi, ça va de soi.
Il est si douloureux de me rendre compte que chaque phrase, chaque mot, chaque lettre de ta missive, j'aurais pu te les adresser, à quelques exceptions près, à quelques variations près. De nombreux regrets en plus, ça va de soi également.
Quoiqu'il en soit, je disparais, et ne t'importunerai plus à l'avenir, tu pourras m'oublier comme tu le souhaites et ne raviverai plus rien qui pourrait te causer le moindre tort.
Et parce que je ne veux pas avoir un regret de plus à ajouter à la longue liste d'échecs provoqués par ma propre médiocrité qu'est ma vie à bien des égards : si un jour tu changes d'avis, si un jour tu en as besoin, si un jour tu as quelque chose à me dire : tu peux.
Prends soin de toi."
Voilà où nous nous sommes laissés.
Pourquoi cet échange m'a fait me poser de nouvelles questions, et m'a surpris au plus haut point ? Tout d'abord parce que, une fois encore, je ne m'attendais pas à ce que ça l'ait autant touché. Je me suis une fois de plus planté, elle semble, si ce qu'elle dit est vrai en tout cas, tout aussi atteinte que moi, et je n'aurais JAMAIS DE LA VIE mis un kopek là-dessus.
Je te disais donc que quelque chose dans cet échange, tout surprenant qu'il ait été, m'avait "libéré". Et je crois avoir mis le doigt dessus : c'est qu'elle reconnaît ENFIN une part de reponsabilité dans ce qui s'est passé. Ce poids insupportable sur mes épaules, celui de reconnaître mes grossières et insupportables erreurs et attitudes dans ce drama quant elle affirmait ne RIEN avoir à se reprocher, la lire reconnaître qu'avoir changé à cause de cela lui fait prendre quelques responsabilités et enfin les reconnaître m'a enlevé une bonne part de ce poids.
Et je pensais que tout cela était de fait auto-suffisant, et qu'il fallait que je la laisse tranquille, ce qui semble la chose la plus raisonnable à faire, j'en conviens.
Cependant, quelques heures de réflexions de plus m'ont amené une autre analyse, un autre ressenti des choses, et une envie toute différente. Je pense que tu me donneras ton avis, j'aimerais que tu me donnes ton avis plutôt.
Voilà où j'en suis, et ce qui m'a animé une grosse partie de la soirée hier : est-ce que VRAIMENT j'ai répondu avec sincérité, en lui disant que je n'attendais rien d'elle en lui envoyant des SMS (3 en tout, donc, dont un discutable, le premier) ? Parce qu'avec du recul et de la réflexion, je me demande si en réalité je n'attendais pas UN SIGNE de sa part. Que l'on s'entende bien : je ne suis pas idiot au point de penser que tout pourrait redevenir comme avant, comme si rien ne s'était passé. Je réalise parfaitement que l'on n'en serait pas là si j'avais de toute façon le moindre espoir d'imaginer que tout pourrait revenir à la normale, et je suis également parfaitement conscient QU'IL NE FAUT PAS que je me laisse avoir par de faux espoirs, justement, IL NE FAUT PAS que ce qui s'est passé se reproduise, d'une part vis-à-vis de Clélia en premier lieu et raison absolue, et d'autre part parce que ce n'est simplement pas CORRECT.
Mais malgré tout, je me demande si j'ai bien fait de ne pas lui dire, en explication du "pourquoi" de ces messages de temps en temps, que c'était sans attente, et la teneur de ses propos en réponse me laisse penser qu'elle même attendait peut-être une autre forme de réponse.
Que ce serait-il passé si je lui avais répondu ce que je tends à penser être vrai après réflexion, à savoir : "j'attendais un signe de toi, Laura, que tu me dises les choses en face, et que l'on pouvait au moins arriver à ne pas nous détester en s'excusant, en faisant amende honorable de certaines choses" ?
Et c'est ce qui me trotte dans la tête depuis hier. J'ai failli, pendant la soirée, lui envoyer un mail disant, en substance : "Merde merde merde et MERDE, Laura, j'en ai marre de jouer un rôle, j'en ai marre de ne pas dire ce que j'ai VRAIMENT sur le coeur, ce que je vis depuis un an, ce à travers quoi je passe depuis un an, marre de, pour te préserver, ne pas te balancer mes regrets pour te faire comprendre à quel point j'ai une culpabilité MONSTRUEUSE qui plane au-dessus de moi, et te dire que malgré toute cette merde, tout ce que tout cela a créé de distance entre nous, entre moi et mes proches, dans ma façon de vivre en général, j'ai toujours une affection sans borne pour toi."
Du coup, je suis paumé. Le mal est déjà fait avec cet échange, de toute façon, elle a déjà les nerfs contre moi, et je l'ai UNE FOIS ENCORE faite souffrir. Donc : est-ce que je me libère d'un point en lui disant TOUT ce que j'ai sur le coeur ? Ou je me terre encore dans la raison (et sans aucun doute des regrets et des douleurs ravivés voire supplémentaires) en en restant là ?
J'aimerais avoir une réponse catégorique, mais une fois encore, ma tête et mon coeur se disputent la conduite à tenir.
Je ne sais pas, putain. Je ne sais pas.
28 avril 2020

Pas de sommeil ce soir.

J'ai essayé de m'en prémunir.

J'ai essayé de me dire qua ça irait.

 

Mais non, en ce jour spécifique, le sommeil ne vient pas.

 

Nous sommes le 28 avril 2020, il est 00h18. Laura fête son 26ème anniversaire, aujourd'hui.

 

Cela fait des semaines, des mois, même que je pense à ce jour très précis. Avant le confinement, je me disais que je lui ferai livrer un bouquet de pivoines, ses fleurs préférées, dont c'est d'ailleurs actuellement la seule et unique saison de l'année. Peut-être sans même forcément signer l'acte, juste pour lui faire plaisir.

Le confinement me sauve au moins de cette décision discutable, que je suis quasi certain que j'aurais prise, en SACHANT que ç'aurait été une mauvaise idée...

Mais de fait, je me retrouve à me demander si je lui envoie un message. Et si je le fais, à comment je vais lui présenter mes voeux. C'est fou, d'en arriver là. Un simple message d'anniversaire. Ca ne devrait pas être si compliqué. Mais je crois que c'est très révélateur d'un état de fait très simple, lui : la dualité de sentiments que j'érpouve à son encontre, cette foutue dualité qui me tord la tête et le coeur entre la colère et le ressentiement envers elle d'une part, et la (toujours) très profonde affection (et peut-être même toujours l'amour) que j'éprouve pour elle.

 

Mais au-delà même de son anniversaire, c'est la période qui me plonge un peu dans le désaroi. Car nous arrivons au triste anniversaire du paroxisme de mon état il y a un an. Le soir du 28 avril 2019, j'avais organisé une petite sortie pour fêter le quart de siècle de Laura dans un bar à vin des quais qu'elle aimait, avec quelques "élus". La soirée avait eu des hauts et des bas, notamment l'attitude de Laura qui a bien failli faire que nous nous cassions tous en plein milieu de la soirée sans même qu'elle s'en rende compte, d'ailleurs. Ca s'était arrangé après, mais nous étions assez en colère contre elle. Mais bon, les échanges de cadeaux, et une virée au Meltdown nous avait bien arrangé la fin de soirée. Mais sur le retour, après l'avoir déposée chez elle, Clélia et moi nous étions sérieusement pris la tête. Pourquoi ? Parce qu'elle refusait toujours de prendre position envers Laura. Et je lui en veux d'ailleurs toujours, de ne jamais l'avoir prise en quatre yeux, se dire un certain nombre de choses, qui n'auraient sans doute rien changer, mais simplement savoir que je pouvais compter sur ma future femme pour prendre position pour moi.

Et ça va bientôt être le 7 mai. Ce fameux 7 mai où tout a basculé en 2019. Ce MTEP où je me suis engueulé avec littéralement tout le monde : Clélia, Aniya, Laura... Ce soir où j'ai dit beaucoup de choses, à Laura, en présence de Stéphane, son mec, et d'ailleurs la soirée où elle m'a avoué leur relation, comme si je ne m'en étais pas rendu compte avant, d'ailleurs... Cette semaine étrange qui a suivi, avec toutes ces incertitudes planant autour du week-end en Ardèche pour Clélia et moi.

 

Enfin bref. Les "anniversaires" ne sont parfoid pas doux. N'ont parfois rien de sucré, rien de bien agréable. Ce ne sera que temporaire, c'est certain. Mais j'ai ressenti le besoin de l'écrire. Parce que comme personne (à ton exception près) n'ose/ne veut me parler de Laura, pour différentes raisons que je me suis amusé à lister à plus d'une reprise, eh bien l'écrire reste ma seule soupape de sécurité.

21 février 2020

Depuis combien de temps n'avais-je pas écouté de

Depuis combien de temps n'avais-je pas écouté de la musique, seule, à fond dans mon casque ?
Merde ... ça m'avait tellement manqué ! L'autre jour, j'ai même recommencé à chanter sous la douche. J'ai le sentiment d'avoir été morte à l'intérieur. Une Angie diluée. Combien de temps ça a duré ? Il aura suffit de ce ciel bleu rose pour me rappeler de VIVRE. C'était le "signe" que j'attendais, la piqure de bonheur en intraveineuse, même si rien ne sera jamais plus comme avant.

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Qu'est ce qu'il s'est passé ? J'ai hiberné combien de temps en fait ? Wow. Tout a tellement changé. Ça fait longtemps déjà, pourtant je n'arrive pas à l'accepter, je n'arrive pas à faire le deuil de ça. Comment font les autres pour passer à autre chose, pour "tourner la page" ?
J'avais pas envie que ça change, moi. Je suis encore dans une forme de déni c'est évident. Et je me sens lourde de cette tristesse, de ces angoisses, de ces incompréhensions. Il y a des peines qu'on se traine toute une vie, parait-il.

 

 

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7 juin 2019

Je sais que vous ne comprenez pas. Je sais que

Je sais que vous ne comprenez pas.

Je sais que vous ne pouvez pas comprendre.

Ma colère, ma rage. Qu'elle semble être sans limite. "Pas orientée" vers les bonnes personnes", me suis-je entendu dire.

Eh bien tant pis. C'est tout ce qui me reste. C'est tout ce que mon cerveau garde pour ne pas rompre. C'est ça ou l'effondrement pur et simple. Et j'en ai marre de m'effondrer. Trop de fois ce fut le cas par le passé. Alors si personne ne comprend, si tout le monde se fatigue de mon état, eh bien soit. Je pense à moi. A comment m'en sortir. Ma façon de faire ne convient pas ? Tant pis. C'est la seule avec laquelle je parviens à me dépatouiller tant bien que mal.

 

Et je ne désire pas plus que ça vous l'imposer. Alors autant prendre mes distances. Le mariage aura lieu. Je jouerai le jeu, et avec plaisir qui plus est. Mais j'insiste là dessus : ce ne sont pas des paroles en l'air, j'ai changé, ces quelques mois m'ont changé, et je ne serai plus le même. Et personne ne pourra exiger de moi d'être le même, comme si rien ne s'était passé, comme si je n'avais pas pris tellement cher que j'en viens à me demander où est passée mon âme. Alors ça ne veut pas dire que je ne continuerai pas à voir certains d'entre vous si vous en avez toujours le désir, bien évidemment. Mais je serai dans une posture de méfiance permanente. Je ne peux plus faire confiance, c'est trop douloureux quand au final, on se fait systématiquement décevoir, d'une façon ou d'une autre.

 

Je ne dis pas non plus que ce sera définitif, mais pour le moment, c'est la seule façon viable de faire à mes yeux.

6 juin 2019

Chaque semaine amène son lot de déceptions. Les

Chaque semaine amène son lot de déceptions.

 

Les gens ne sont décidément que source de déception. Tout le temps. Sans arrêt. Même quand on pense que ça s'arrange.

 

Je ne suis pas près de sortir de cette foutue période de réclusion volontaire. D'éloignement de tout le monde. Vivement que ce foutu mariage passe, que je n'ai plus à me coltiner la tronche de tous ces hypocrites, idiots, je ne peux plus me les souffrir. Leur égoïsme, leur manque de considération, leur infinie bêtise.

 

Même maintenant, même avec le recul, qu'ils crèvent.

1 juin 2019

Il est 5h15. Hier soir, je me suis écroulé de

Il est 5h15.

 

Hier soir, je me suis écroulé de fatigue et de sommeil devant la télé avant 21h30. On s'est réveillé vers 00h10 pour aller au lit. Et depuis, impossible de retrouver le sommeil.

 

Alors je joue, pour ne pas penser que je susi triste.

 

Triste parce qu'aujourd'hui, je devais avoir une séance qui m'avait été attribuée pour les filles, dans le cadre d'un large projet. Mais j'ai dû me mettre en retrait. Ai-je besoin de dire pourquoi ? Triste parce qu'hier, j'ai fait une sénce avec Aniya, et j'ai perdu le feu sacré. J'ai plus envie, plus l'inspi, plus la passion.

 

Alors ça va êre une journée triste. Exacerbée par le fait de ne pas ou peu avoir dormi.

29 mai 2019

Il est 6h47. Je suis debout depuis bientôt une

Il est 6h47.

 

Je suis debout depuis bientôt une heure.

Plus de sommeil.

Trop de choses qui tournent dans la tête.

 

Et une crise de larmes, inexplicable, intense, forte, que je ne peux pas arrêter, et qui dure depuis plus de 15 minutes. Toutes les larmes que je n'ai pas pu faire sortir depuis quelques semaines.

 

J'ai fait l'effort hier soir. Sortir, voir des gens, "fêter" mon anniversaire.

Echec. Malaise. Les gens fatigués, le spectre de ce qui s'est passé au dessus de nous, de moi. En décallage, pas à l'aise.

Je ne peux pas. Je ne peux plus.

 

Cette séance samedi dont j'aurais dû m'occuper. Mais Laura fait partie des modèles, alors c'est encore à moi de me mettre de côté, personne ne prend mon parti. Et quand je soulève l'idée de le faire quand même, parce que ça me tient à coeur, on me fait comprendre que ce n'est pas une bonne idée. Et personne PERSONNE pour se positionner pour moi. C'est encore à moi de perdre. Encore à moi d'encaisser. Et ce sera toujours comme ça désormais. Oh je l'ai fait volontairement, mais j'aimerais parfois qu'on prenne ma défense. J'aimerais parfois qu'on comprenne à quel point les choses me tiennent à coeur. Mais c'est peine perdue.

 

"Va mieux". "Ca va aller".

 

Ces injonctions qui ne me font aucun bien, pour le moment. Je perds. J'ai perdu. Je perdrai. C'est ainsi. Mes choix, mes décisions, mes regrets auront fini par avoir raison de ma raison.

 

Clélia qui ne dit rien. Qui tâche d'être "mieux" avec ceux qui l'entourent, mais qui ne réagit jamais - parce qu'elle ne sait pas faire... - quand je lui fais part de mes états d'âme. Qui ne dit rien, ne pense rien, ne réagit pas. Trop équilibrée, trop loin de quelqu'un comme moi, trop passionné, prenant les choses trop à coeur, ne comprenant pas la dépression.

 

Hier, j'ai beaucoup discuté avec Isa. C'est dingue. Bientôt 20 ans qu'on s'est quittés, on doit se voir une fois tous les 4 ou 5 ans, et c'est elle qui me connaît encore le mieux. Par coeur. Et ça me fait peur, parce que ça veut dire que je n'ai jamais changé. Je n'ai pas évolué, je n'ai eu aucune amélioration de celui que j'étais quand j'avais 16 ans...

 

Alors je fume, alors je bois, alors je pleure. J'aimerais dire "parce que ça me fait du bien". La vérité ? Parce que ça me détruit à petits feux.

 

Les quelques amis - les vrais - qui me restent essaient de faire corps autour demoi. M'(aider, comme ils peuvent, chacun à leur manière. Mais personne, parfois, ne me dit "Oui, tu as raison". Toujours de l'opposition, ou presque. On me renvoie toujours un contre-argument, on "discute" toujours ce que j'ai à dire, rien de ce qui sort de ma bouche ou ma tête n'est jamais acté par mon entourage. Oh je sais que ça part d'un très bon sentiment, mais en ce moment, j'ai besoin d'entendre "oui, tu as raison". Et je ne l'entends, ne le lis jamais.

Alors faut croire que je suis vraiment à la masse. Vraiment dans le faux de A à Z. C'est possible, voire probable. Mais même "pour de faux", j'aimerais m'entendre répondre "oui, tu as raison". Je sais très bien ce que ça a de ridicule. Mais dans ce sentiment de perte permanente depuis quelques semaines, ça me ferait du bien.

 

Tout a changé. Et cette impression que rien ne sera plus jamais "comme avant" est vertigineuse. Elle me rend nauséeuse. Surtout quand c'est elle qui gagne, à la fin, à tous les niveaux...

24 mars 2019

Le monde entier se compose de robots. Tout le

Le monde entier se compose de robots.

 

Tout le monde, tous ceux qui m'entourent, ne sont que des robots.

 

Incapables de montrer la moindre émotion. Le moindre sentiment. Des atrophiés du coeur, des handicapés du ressenti.

 

Que tout le monde crève.

 

Je déteste tout le monde.

 

Plus rien ne m'apporte du réconfort.

 

Que tous ces robots crèvent.

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